Les rues des villages sont bordés par des fossés. Les riverains doivent les entretenir car devant les maisons en ruine une végétation luxuriante envahie le fossé, devant d'autres maisons, l'herbe est coupée à ras, alors que par endroit elle est brulée par un pesticide. Heureusement les ravages monsantesque ne sont pas trop fréquents, et les rues sont agréablement décorées de fleurs ou d'arbres, des cerisiers, et en ce moment ce sont les quetsches bien mûres qui nous tentent. Il fait tellement chaud que la tenue la plus courante chez les hongrois est le maillot de bain, nous l'avons même vu porté par un géomètre en plein travail.
Après Foktö, nous quittons la route pour rejoindre la digue. Mauvaise surprise, elle est pleine de sable, et il est pénible d'avancer. On a l'impression de faire du sport! Nous allons manger à Fajsz. Annemarie perd sa casquette, un enfant du village lui la ramasse et lui fait signe qu'il veut de l'argent. Annemarie lui dit qu'elle n'en a pas, que c'est moi qui l'ai. Le gamin laisse tomber.
Le sable a fatigué et découragé certains. Nous décidons de faire deux groupes, un qui prendra la route 51, et l'autre qui poursuivra par la digue. Nous cherchons un chemin à travers les champs qui nous permettrai de rejoindre notre route sans avoir à revenir sur nos pas. Un habitant de Fajsz (un fajszien?) nous propose son aide. Il ne parle que hongrois, on lui montre la carte, il nous indique la direction d'où on vient, on lui remontre la carte, et c'est comme ça pendant 5 minutes jusqu'à ce qu'il fouille son sac et en sorte une paire de lunette. Il regarde la carte, la voit, et a l'air contrarié. Il nous demande de le suivre chez lui. On obtempère, et là il demande à son fils qui parle un peu allemand de nous dire que le chemin qu'on veut prendre n'est pas praticable par les vélos, surtout couchés. On lui explique que c'est bon, on passera, et il nous laisse partir un peu contrit.
On traverse quelques champs immenses et on rejoint la digue et son sable pour 5 kilomètres. Puis on pénètre dans le parc naturel duna-drava nemzeti, la digue est asphaltée, à l'ombre, ça fait du bien. Un panneau nous a averti que nous pourrions croiser des chats sauvages, castors, loutres ou autres oiseaux, mais le seul que nous ayons vu est ce gros cochon. Il est à droite, sans vélo.
Après quelques rendez-vous manqués avec l'autre groupe, nous rejoignons Baja, ville balnéaire sur le Danube. Nous rejouons à cache cache avec le camping, nous finissons par gagner. Nous y rencontrons quelques cyclotouristes français et belges, papotons un peu, puis nous allons manger au restaurant.
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